Jeudi 9 juillet 2009
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02:13
Il y a un trou dans le toit, chacun connait les problèmes dû à un trou dans le toit. L'eau coule le long des tuiles et s'y engouffre pour investir la maison. C'est un
minuscule trou en vérité, mais la laine de verre est trempée à présent et le plafond commence tout juste à montrer quelques taches d'humidité. Ce gris verdoyant laisse tomber doucement des gouttes
sur le piano à queue. Ce meuble noir comme la nuit qui se déroule dehors dont les contours luisent comme la lune. Il pleut donc.
L'eau coule doucement contre l'ancien arbre qui n'est aujourd'hui qu'un instrument de musique.
Noah entra dans la pièce, attirée par la mélodie de cette pluie d'intérieur. La jeune fille marchait d'une drôle de manière, sur la pointe des pieds, peut être avait-elle peur de déranger le liquide dans son écoulement paisible. C'était surement cela. Elle posa sa main sur le piano et ouvrit calmement, découvrant les dents d'ivoires du monstre. Ces yeux morts fixèrent l'endroit d'où provenait le tintement de la pluie. Son doigt s'aventura alors sur les touches et appuya, avec le rythme des gouttes, sur une touche au bruit minuscule. Elle appuya sur une nouvelle note, sans discontinuer le premier rythme, un craquement se fit entendre dans le plafond. Deuxième fois, plus rien. Puis elle frappa sur la touche la plus grave. Rien. Elle fronça les sourcils, s'assit à la place du pianiste et attrapa une feuille blanche qu'elle plaça devant elle.
Sa main droite joua avec les dents cariés de ce monstre musical, réveillant le mastodonte qui secoua toute l'eau qu'il avait sur le dos.
Puis une fissure se déclara dans le plafond sous l'importance du poids de la bestiole qui frappait du pied. L'eau se déversa contre le verre des anciens cadres et sur le bois des antiques meubles. Noah plaça sa main gauche au dessus des touches, le piano réprima un frisson. Elle agrémenta ses notes d'une mélodie miroir à sa main droite. La cacophonie était à son comble. La pluie, voulant s'inviter à la fête, en fit part au vent, qui ouvrit les deux fenêtres d'un poing puissant. Noah n'avait pas peur. Non. Elle voyait toutes ces personnes qui aimait sa musique dans l'écrin de la nuit, de la pluie et du vent.
Puis il y eu cette main, posée sur l'épaule de l'enfant.
"Il faut aller dormir."
Le soleil s'est levé. Et tout a disparu.
L'eau coule doucement contre l'ancien arbre qui n'est aujourd'hui qu'un instrument de musique.
Noah entra dans la pièce, attirée par la mélodie de cette pluie d'intérieur. La jeune fille marchait d'une drôle de manière, sur la pointe des pieds, peut être avait-elle peur de déranger le liquide dans son écoulement paisible. C'était surement cela. Elle posa sa main sur le piano et ouvrit calmement, découvrant les dents d'ivoires du monstre. Ces yeux morts fixèrent l'endroit d'où provenait le tintement de la pluie. Son doigt s'aventura alors sur les touches et appuya, avec le rythme des gouttes, sur une touche au bruit minuscule. Elle appuya sur une nouvelle note, sans discontinuer le premier rythme, un craquement se fit entendre dans le plafond. Deuxième fois, plus rien. Puis elle frappa sur la touche la plus grave. Rien. Elle fronça les sourcils, s'assit à la place du pianiste et attrapa une feuille blanche qu'elle plaça devant elle.
Sa main droite joua avec les dents cariés de ce monstre musical, réveillant le mastodonte qui secoua toute l'eau qu'il avait sur le dos.
Puis une fissure se déclara dans le plafond sous l'importance du poids de la bestiole qui frappait du pied. L'eau se déversa contre le verre des anciens cadres et sur le bois des antiques meubles. Noah plaça sa main gauche au dessus des touches, le piano réprima un frisson. Elle agrémenta ses notes d'une mélodie miroir à sa main droite. La cacophonie était à son comble. La pluie, voulant s'inviter à la fête, en fit part au vent, qui ouvrit les deux fenêtres d'un poing puissant. Noah n'avait pas peur. Non. Elle voyait toutes ces personnes qui aimait sa musique dans l'écrin de la nuit, de la pluie et du vent.
Puis il y eu cette main, posée sur l'épaule de l'enfant.
"Il faut aller dormir."
Le soleil s'est levé. Et tout a disparu.